Un été au bureau : comment garder l’envie de travailler ?

Il y a des saisons qui ete-au-bureau-vignette-image1se prêtent plus ou moins à la concentration, à l’implication et aux réunions ! Et l’été n’est malheureusement pas au rang des bons élèves. Il faut dire que quand il fait chaud, que les couloirs de votre boîte sont déserts et que toute la journée vous recevez en retour de vos mails des messages d’absence de bureau… Il y a de quoi sérieusement se démotiver. Et là c’est le cercle vicieux : vous traînez la patte, alors les journées sont longues. Les journées sont longues alors vous traînez la patte. Et deux problèmes au compteur : 1. vous passez de mauvaises journées, 2. les gens vont finir par remarquer que vous êtes en ce moment aussi frais et utile que le vieux cactus jamais arrosé près de la machine à café. Branchez le ventilo et repartez à zéro !

Faites face au changement de rythme : cadrez votre organisation

Principal perturbateur de rythme et de motivation : votre emploi du temps, qui, pendant les congés payés (des autres), est toujours un peu différent. Vous avez moins de travail (vos clients sont en vacances) ou au contraire plus (vous remplacez deux collègues en plus de votre boulot)… Et la nature même de vos tâches peut évoluer : on vous demande de préparer un nouveau projet sur lequel personne n’a jamais eu le temps de se pencher. Ou de faire le standard en même temps que votre travail… Résultat : vous pouvez avoir du mal à juger de la véritable charge que tout cela représente.

Vous la sous-estimerez, pensant que ce ne sont que de petites tâches faciles « vite faites » (et que vous risquez bel et bien de ne pas faire au final). Ou l’exagérerez par appréhension de la nouveauté ou par manque de hiérarchisation de vos projets. Le problème c’est que dans les deux cas, vous risquez la mauvaise organisation. Et ce sentiment désagréable de mal gérer vos heures. Or, qu’on doive rattraper le soir notre lenteur de la journée, ou qu’on accuse réellement une surcharge de dossiers : faire des heures sup’ en plein été est hautement déprimant (sans que personne ne le voie en prime).

  • Commencez par lister tout ce que vous avez à faire sur le mois à venir.

  • Définissez un temps à passer sur chaque tâche, mais aussi les jours où vous vous y collerez, et les dates auxquelles chaque mission devra être terminée.

  • Plaquez toutes ces informations sur un agenda, en prévoyant à chaque fois les plages horaires à ne pas dépasser pour chaque tâche.

  • Quand vous agenda-image2aurez fini, vous aurez une vision objective de votre charge de travail : si effectivement tout n’est pas « rentré », il faudra revoir vos priorités et laisser peut-être de côté ce qui est moins important. N’attendez pas que votre boss vienne vous prendre dans ses bras pour vous consoler : il est actuellement aux Maldives et a d’autres dauphins à fouetter. Prenez vous-même des décisions claires : ce que vous ferez (ce qu’on attend vraiment de vous, ce sur quoi on va vraiment vous demander de rendre des comptes) et ne ferez pas (vous devrez peut-être être un peu moins méticuleux pendant un mois si vous voulez réussir à tout faire). Décidez aussi à quelle heure vous partirez tous les soirs (jamais après 19h par exemple). En vous plaçant dans ce schéma anticipé, vous serez plus à même de travailler concentré toute la journée, sans pour autant avoir le sentiment de travailler trois fois plus que le reste de l’année (et que le reste du monde).

  • Si au contraire, vous constatez sur votre agenda que des journées entières sont inoccupées : re-répartissez les tâches, forcez-vous à prendre l’initiative de missions que vous n’avez jamais le temps de mener le reste de l’année (inviter un fournisseur à déjeuner, revoir la grille d’évaluation de vos équipes, refaire votre masque de Power Point que vous avez en horreur…). Et surtout, partez à l’heure le soir, voire plus tôt si c’est possible. Quand on a moins de travail, il ne faut pas culpabiliser, mais au contraire lever le pied. En organisant mieux vos journées, vous éviterez le dommageable et pourtant classique comportement du présentéiste : rêvasser toute la journée pour au final finir le soir une heure après tout le monde. Désespérant pour vous, comme pour les autres.

Accordez-vous les petits plaisirs de la saison

Ce n’est pas parce que vous êtes coincé au bureau que vous devez jouer la totale abnégation. L’été est une saison agréable, il ne tient qu’à vous d’en profiter.

  • Prévoyez ???????????????????????????????toujours une activité « récompense » en milieu de semaine, le mercredi soir par exemple. Un match de foot avec vos amis ou vos enfants. Une sortie. Une baignade en soirée à la plage ou à la piscine… Un barbecue chez vous. Peu importe, ce qui compte c’est de sortir de la routine ce soir-là et de faire quelque chose qui ait des airs de vacances, et qui vous botte vraiment.

  • Aérez-vous au maximum. Gardez les déjeuners face au PC pour le mois de novembre. Même seul, faites l’effort d’aller manger votre sandwich dans un parc ou un petit coin de nature.

  • Optimisez vos week-ends. Plus que jamais : anticipez et partez ! Ne serait-ce que pour aller camper à 20 kms de chez vous ; vous aurez l’impression de mini-vacances. C’est LA saison par excellence pour multiplier les escapades à moindre frais (planter votre tente dans les Alpes en février n’étant a priori pas recommandé).

Fuyez les facteurs démotivants

  • Évitez les pauses déjeuners à rallonge… Même si vous vous marrez bien avec vos collègues et qu’après tout, les boss ne sont pas là, reprendre le travail à 15h, l’estomac bien plein et la joue rougeaude de son excès de terrasse, n’est pas le meilleur moyen de redoubler d’énergie.

  • Esquivez les collègues qui n’ont pas lu ce billet, et ne frôlent le 2-5 de tension qu’après leur quatrième pause café du lundi matin. Déjà qu’ils ne sont pas bien vivaces le reste de l’année, alors là, en été, c’est pire que tout. Ils rechignent à la tâche et pour cela ont une technique bien à eux : se balader de bureau en bureau pour raconter leurs vacances, dans le détail (« On n’avait même pas de GPS et on a quand même trouvé l’hôtel !! »). Eux, ça les rassurerait bien que vous rejoignez leur clan. Mais vous, ça va vous faire perdre bien trop de temps. Temps que vous pourriez passer en activités bien plus intéressantes en finissant au plus vite chaque soir…

  • Débranchez social-media-image4des réseaux sociaux. En général, ce n’est déjà pas toujours très bon de s’y promener toute la journée pour voir combien la vie de nos amis est merveilleuse. Mais en été, c’est la dépression assurée. Vos collègues qui postent leurs photos de vacances quand les autres sont au bureau, ce n’est pas du partage, c’est du sadisme. Et du masochisme, si, vous, vous regardez.

Crédits photo : Photl, Freepik, Stock Photo

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