Pourquoi acheter vos cadeaux au dernier moment est mauvais pour votre carrière (oui, vous avez bien lu)

noel-et-travailVous avez beau faire moult efforts pour ne rien laisser paraître de votre vie perso au boulot, il y a des moments de l’année où votre masque peine à rester en place, et vos collègues en apprennent beaucoup sur vous à coups d’observations fourbes mais ô combien humaines. Par exemple, en fin d’année, au moment des achats de Noël et des pauses déj’ resserrées pour finir les paquets. Quoi de plus personnel que les cadeaux ? Et plus que ceux que l’on reçoit : ceux que l’on prévoit pour les autres. Ils en disent long sur vous, on vous le garantit (radin/riche/amoureux/dépassé/flemmard…). Et tenez-vous bien, ce n’est pas fini côté intrusion dans votre vie privée : plus parlant encore que « voir ce que le collègue offre à sa femme », il y a « voir à quel moment il s’y met ». Avec à la clé, une véritable catastrophe pour votre image si en l’occurrence, c’est le 24 à midi que vous vous y collez… Vous ne nous croyez pas ? Voici le message que vous envoyez implicitement à vos collègues quand vous partez en courant à la Fnac le dernier jour avant Noël…

Faire ses cadeaux le 24 =
« Avant, j’avais autre chose de plus important à faire »

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Source : giphy.com

Il y a quand même eu 357 jours dans l’année avant le 24 pour penser à vos proches et faire un tour à ladite Fnac. Alors, bien sûr, vous êtes débordé et travaillez beaucoup… Attention, vos collègues ne mettent pas votre parole en doute, seulement votre sens des priorités. Vous faites passer votre entourage après : votre travail, vos visionnages de série, vos petits tours quotidien sur Twitter et on en passe. Ils passent après TOUT, en fait. De quoi interpeler votre entourage pro… Et on dit « interpeler », pour ne pas dire « choquer », « donner matière à critiques pendant les douze prochaines pauses café », « détruire votre capital d’image d’humain ».

Faire ses cadeaux le 24 =
« Je n’aime pas Noël »

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Source : howshouldisassyou.tumblr.com

On comprend bien que la période de Noël puisse rebuter certains et tout le monde n’est pas obligé d’accrocher un père Noël en plastique à son balcon sous prétexte qu’on est en décembre. Mais là, nous faisons encore appel à votre fibre carriériste : figurez-vous que Noël a la côte, c’est même tout à fait tendance d’avoir « l’esprit de Noël ». Et ce n’est donc absolument pas porteur au travail de ne pas suivre ce genre de courants. C’est un peu comme si dans un service informatique, vous défendiez l’intérêt d’Internet Explorer. N’oubliez pas qu’au boulot, il y a une différence entre « ne pas être un mouton », et passer pour le grand méchant loup.

Faire ses cadeaux le 24 =
« Je me contrefiche de savoir si ce que j’achète va faire plaisir à bidule »

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Source : tumblr.com

Bah oui, parce que forcément, vous n’allez pas avoir beaucoup le temps d’hésiter dans les magasins. Et ça, vos collègues le présupposent parfaitement. Alors quand vous partez le 24 à midi pour faire vos emplettes, sachez qu’on vous imagine filer en trombe aux Galeries et remplir votre panier avec précipitation et donc négligence. Allez zou, le dernier Adèle pour Papy, de toute façon il n’aime rien. Hop, le jeu vidéo pour les gosses même si je ne sais plus s’ils l’ont déjà ou pas… Reconnaissez que vos collaborateurs ont raison de douter du soin avec lequel vous choisissez les fameux cadeaux… Et qu’il n’y a qu’un pas à faire pour vous cataloguer en parfait égoïste incapable d’empathie.

Faire ses cadeaux le 24 =
« Faire son intéressant »

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Source : bruckrumlow.tumblr.com

En vous comportant de la sorte, vous vous faites remarquer. Volontairement. C’est le coup du jeune cadre dynamique qui n’a le temps de rien et s’amuse à raconter que ses cadeaux ne sont toujours pas faits. Vous trouvez ça fun et original. Vos collègues trouvent ça immature et pathétique. Bam.

 

Faire ses cadeaux le 24 =
« Je n’ai pas de vie »

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Source : 1980s-90sgifs.tumblr.com

Là, vous pensez sûrement que vous vous souciez de l’avis de vos collègues autant que de la santé de Google+. À tort. Enfin, bien sûr, vous avez raison de garder recul et détachement quant aux petitesses de la vie de bureau. Mais encore une fois, pensez image. Vous savez très bien que « l’équilibre vie privée-vie pro » a le vent en poupe (et notons au passage que ce n’est pas pour rien). Les maniaco du boulot sont en train de devenir l’équivalent des fumeurs récalcitrants : ringards. En affichant ainsi votre total désintérêt pour votre entourage, vous envoyez le signe d’une vie personnelle un brin tristoune. Et c’est dix points de moins pour votre image au travail. Vous devenez aux yeux de vos collègues une sorte de loser, notion qui, rappelons-le, reste très éloignée de celle de leader.

Faire ses cadeaux le 24 =
« Tout le monde comprend enfin pourquoi j’organise toujours des réunions le vendredi à 19h »

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Source themuse.jezebel.com

Point final de tous ces raisonnements : vous confortez de façon totalement suicidaire votre image d’insupportable présentéiste (ces gens qui traînent au boulot sans trop savoir pourquoi si ce n’est, un petit dérèglement intérieur à soigner). Forcément, ça irrite ceux qui ne sont pas comme ça (et qui probablement aiment Noël en prime) : soyez certain qu’ils vous haïront encore plus à la prochaine réunion tardive que vous organiserez.

 

 

Conclusion : si vous ne le faites pas pour les autres, faites-le pour votre carrière, mais dépêchez-vous de faire vôtre l’esprit de Noël (vous verrez, par ailleurs, que vous détendre un peu ne sera pas un mal !).

esprit-de-noel-2015Source : giphy.com

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