Pas content ! Que faire quand ça ne va pas au boulot ?

HELP !C’en est trop, vous n’en pouvez plus ! Aller au travail est devenu un véritable chemin de croix et en revenir est tout aussi difficile puisque votre cerveau est dorénavant branché H24 sur vos soucis de boulot. La faute à des relations compliquées, un manager qui vous mène la vie dure ou tout simplement des projets affreusement rébarbatifs. Alors, vous ruminez et comme la digestion se fait attendre, vous décidez un jour de passer à l’action : ils vont voir de quel bois vous vous chauffez. Stop, c’est là que vous devez réfléchir… Parce que bon, tout de suite, vous êtes en mode kamikaze (« et ben qu’ils me virent !!! Ce sera pas plus mal ! »), mais dans une heure vous pourriez regretter (« euh… du coup, j’ai plus de travail ? »). Rangez donc vos nerfs au placard et agissez avec méthodologie.

1 – Prenez des congés ou au moins une journée.

pause-boulotSortez-vous de cette spirale négative. Un seul jour off que vous utiliserez non pas pour repeindre la baraque, faire les courses, ou ranger votre cave : un vrai jour de repos pour faire le point. Aérez-vous, marchez et laissez l’énervement retomber.

2 – Analysez la cause de votre mal être.

analyser-un-probleme-professionnelQuand on a la tête dans le guidon et le moral dans les chaussettes, on mélange tout. Vous faites une fixette sur votre boss, alors que c’est peut-être votre métier qui ne vous plait plus ? Vous détestez un collègue à cause d’une mauvaise parole qu’on vous a répétée, mais qui a peut-être été complètement déformée ? Vous prenez toutes les remarques pour des critiques : êtes-vous certain que ce sont des attaques ? Bref, il est temps de faire le point. Essayez de coucher sur papier vos impressions et tracas. Et si c’est une personne en particulier qui vous cherche des noises, décortiquez son profil : quelles sont ses motivations à vous nuire ? N’est-elle pas complètement angoissée par son propre job ? Subit-elle des pressions ? Son comportement vous cause-t-il vraiment des torts ou vous agace-t-il simplement ? Cet exercice vous obligera à « raisonner » plutôt que foncer dans le tas, entièrement guidé par vos émotions.

3 – Si le problème est structurel…

problème-structure-travailVotre mal-être peut être lié à une caractéristique inaliénable de votre boulot : vos missions elles-mêmes ne vous intéressent pas, le mode de management de l’entreprise ne vous convient pas, les valeurs ou la stratégie d’entreprise vous mettent mal à l’aise… Dans ce cas, vous avez fait erreur en entrant dans cette boîte (ou vous avez été induit en erreur, disons) ou encore au fil des années votre entreprise a pris un cap dont vous vous êtes éloigné. Vous ne pourrez rien faire contre. La première chose à faire est… de vous le dire, et de l’admettre. Vous ne changerez pas le monde. C’est à vous de vous adapter : si c’est trop dur, mieux vaut être lucide. Soit faire votre job sans histoire (et trouver tout ce que vous pouvez à côté pour être heureux), soit partir.

 4 – Si le problème est contextuel…

probleme-contexte-travailVotre poste a évolué d’une façon qui ne vous plait guère. Ou vous avez un nouveau collègue tout à fait désolant ou encore, vous vous retrouvez affublé d’un N+1 tyrannique…Vous avez donc un problème avec la façon dont on vous demande de travailler ou un problème de personne. Dans ce type de cas, vous pouvez agir, mais pas n’importe comment !

 

Soyez sûr qu’il s’agit d’un problème.

Ne faites-vous pas simplement un peu de résistance au changement ? La nouvelle procédure qu’on vous impose vous agace certainement, mais n’a-t-elle pas au fond des raisons d’être ? Énoncez clairement la difficulté que vous rencontrez en identifiant la cause de votre mal-être et en vérifiant que les conséquences que vous lui attribuez sont effectivement liées.

Votre problème concerne votre travail, vos missions, une nouvelle méthodologie : réfléchissez à des alternatives.

difficultes-professionnellesSi vous souhaitez vraiment faire bouger les choses, ayez des solutions. Mais attention, on vous voit venir avec vos « on n’a qu’à revenir à ce qu’on faisait avant, c’était bien mieux ». Si votre boîte a évolué et vous avec, c’est certainement pour de bonnes raisons. Donc évitez les comportements passéistes qui sont mauvais pour votre image. Acceptez le changement, tout en proposant une façon de mieux l’harmoniser à vos besoins. Exemple : « je ne suis vraiment pas à l’aise avec cette nouvelle mission. Est-il possible d’en prendre une autre ou de me faire former ? ». La clé est dans le dialogue, comme souvent. N’hésitez pas à échanger avec vos supérieurs qui vous entendront à condition que vous restiez positif. Si votre charge de travail a beaucoup augmenté par exemple, ne paniquez pas sous la pression : dites simplement que vous avez un peu de mal à suivre le changement de rythme, demandez à votre N+1 de jeter un œil sur votre façon de travailler pour vous aider à gagner du temps. Bref : exposez vos difficultés tout en montrant votre motivation à progresser. Et admettez que ce ne soit pas forcément l’entreprise qui soit en tort, mais vous qui ayez du mal à vous adapter !

Votre problème concerne une personne : un collègue, supérieur, client…

probleme-relationnel-burauLà encore, sortez de l’émotionnel pour analyser clairement la situation. Un chef qui vous fait une réflexion parce que vous ne bossez pas assez vite ne vous harcèle pas forcément. Ce collègue désagréable du matin au soir est peut-être une plaie, mais nuit-il vraiment à votre travail ? Une fois que vous êtes effectivement au clair avec votre problème relationnel, il va falloir échanger pour le résoudre. Ne tentez pas de régler la situation entre deux portes : demandez un rendez-vous à la personne concernée, sachant que dans un cadre informel, comme un déjeuner, c’est toujours plus simple.

  • Ensuite, positionnez-vous correctement. On ne parle pas à un chef ou à un client de ses mauvais comportements comme à un collègue. Martine, votre voisine de bureau, a presque autant intérêt que vous de voir vos petits conflits s’arrêter. Votre N+1 n’a peut-être pas, de son point de vue, à se justifier sur le ton qu’il emploie pour manager ses équipes. À votre chef, vous éviterez donc par exemple les postures accusatrices ou trop exigeantes « je voudrais vous voir, ça ne va pas entre nous », qu’il pourrait vivre comme une tentative d’inverser les rôles (c’est LUI qui convoque les gens, pas vous).
  • Ne demandez pas aux autres de changer : parlez plutôt de votre ressenti. La nuance est de taille. Vous ne pouvez pas demander à un chef de modifier la façon dont il rédige ses mails que vous trouvez parfois blessants. Par contre, vous pouvez lui expliquer que certaines tournures de phrases vous donnent l’impression de l’agacer et créent un mal-être parce que vous avez sans cesse l’impression de mal faire. En gros, vous ne lui demandez pas de s’adapter à vous : mais vous exposez votre besoin de mieux le comprendre. Beaucoup plus diplomate et efficace. Vous serez soulagé et il sera certainement plus attentif sur la forme de son management à la suite de cet échange.
  • Écoutez les autres : faites-les parler. Vous verrez que ce collègue qui vous exaspère est, si ça se trouve, dix fois plus angoissé que vous. Ou que ce chef subit lui-même une telle pression qu’il en vient à manquer de recul. Vous développerez ainsi votre empathie vis à vis d’eux et vivrez de façon moins frontale d’éventuels nouveaux incidents.
  • Reconnaissez vos torts. Il faut être deux pour se disputer. Si effectivement vous avez mal agi, quand bien même intérieurement vous trouvez que votre interlocuteur exagère, admettez-le.
  • Après l’échange, faites un geste pour relancer la relation sur une voie positive. À votre chef qui ne supporte pas vos retards, montrez que votre montre est désormais à l’heure. À votre collègue qui se sent sans cesse débordé, rendez un petit service… Tout devrait s’apaiser rapidement.

 

Crédit images : Freepik, Flaticon

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