Help ! Mon boss est lent…

patron-lentCe n’est pas que vous êtes un ayatollah du boulot, mais vous vous dites que tant qu’à faire de bosser, autant en finir au plus vite. Alors quand votre N+1 dont la lenteur n’a d’égale que la mollesse vous annonce que vous allez bosser ensemble sur un projet, vous êtes inquiet. Très. Et à raison, car il y a de grandes chances pour qu’à 21h ce soir, vous soyez encore accoudé à son bureau à le voir tapoter ce rapport façon tortue pas ninja. Vite, des solutions !

 

Astuce n°1 : prendre la main sur l’ordi

prendre-main-sur-ordinateurC’est là le principal enjeu. Car le boss lent a la fâcheuse tendance à – au pire – avoir le niveau d’un CE2 sur Excel, – au mieux- être un maniaque de la mise en forme du style à faire cinq essais avant de choisir la couleur d’une case. Si vous connaissez l’animal, et savez qu’il n’est pas exclu qu’il oublie même d’enregistrer au moment de refermer le fichier, anticipez. Proposez de vous occuper du clavier pour qu’il se concentre plutôt sur les idées. « Vous n’allez pas vous embêter avec ça, laissez-moi faire ! ».

Astuce n°2 : proposer d’avancer une partie du dossier

… Cela limitera la casse. Tant qu’à faire, optez pour la partie la plus périlleuse. On entend par là la plus chronophage. N’allez pas vous coller la responsabilité d’une réflexion king size ou d’une stratégie complexe ! Non, votre survie dépend plutôt de votre capacité à évincer du travail collectif ces petits détails futiles sur lesquels il est capable de passer trois semaines. La création du masque du Power Point, le modèle de tableau Excel, la rédaction du mail qui servira à envoyer ledit dossier…

Astuce n°3 : prétexter un rendez-vous dans deux heures

regarder-lheureAu moment de commencer votre petite session de travail collectif, prévenez-le que vous avez un impératif à 18h. Il y a de fortes chances pour qu’il vous réponde, sûr de lui, que vous aurez « laaarrgement » fini d’ici là. Il dit toujours ça. Et pour éviter de regarder votre montre ou de rater votre coup, faites sonner votre téléphone à l’heure dite. Attention, il reprogrammera forcément une seconde session (voire une cinquième), et vous pourrez reproduire à loisir le stratagème, en le modifiant légèrement pour plus de crédibilité. Un collègue vient vous chercher pour vous prévenir qu’il est l’heure de partir en rendez-vous. Un autre vous prévient d’une urgence etc.

Astuce n°4 : inclure d’autres collègues

Histoire de mieux supporter l’affaire. À trois ou quatre, ça n’ira pas plus vite, mais vous vous sentirez moins seul. Et il y a de fortes chances aussi pour que votre boss ait un petit peu plus la pression. Là, il bloque le travail de deux ou trois personnes sur un après-midi, si au bout d’une heure rien n’a avancé, il s’agacera plus facilement (pensant que c’est de votre faute, probablement, mais qu’importe du moment que cette réunion accélère).

Astuce n°5 : montrer l’exemple

Si votre boss est du genre à répondre au téléphone quand il est en réunion, à vérifier ses mails toutes les cinq minutes et à faire entrer dans son bureau n’importe quel pélo qui veut juste passer une tête pour le saluer… N’attendez pas. En commençant votre réunion, dites fièrement que vous avez éteint votre smartphone et demandé expressément à ce que personne ne vous dérange. Insistez lourdement sur le caractère stratégique de cette réunion et l’importance de rester concentré. On parie qu’ensuite il va s’empresser de vous imiter ?

Astuce n°6 : proposer de finir le dossier

C’est sûr que ça va vous donner du boulot en plus. Mais franchement, ne vaut-il pas mieux ça que passer encore trois heures enfermé dans son bureau ? Quand au bout de 3-4h, vous voyez que ça patauge pour boucler, dites vous bien qu’il est probablement aussi fatigué que vous. Simplement pour des raisons différentes. Paré de votre cape de Super Collaborateur, proposez de finir, arguant que le plus gros est fait et qu’il serait dommage qu’IL perde plus de temps à peaufiner. Vous le ferez et lui soumettrez (par mail)…

Astuce n°7 : faire diversion

diversionFaites tomber sur le coin de son nez une urgence imparable. Bon, attention il y a des risques. Parce pour que ce soit vraiment imparable, il faut que vous mettiez le feu à un de vos dossiers. Du genre rendre un client très mécontent ou encore démissionner, ce qui va finalement trop loin au vu des enjeux. Si vous n’êtes pas d’humeur kamikaze, vous pouvez sinon jouer la carte de la « nouvelle lubie ». À savoir trouver un truc sympa que votre boss aura bien plus envie de faire plutôt que passer l’après-midi avec vous. Un partenariat avec un resto (et il faut aller déguster), un évènement interne (et il faut organiser la fiesta), un nouveau logiciel avec des effets rigolos de mise en page (il va adorer). Bref, tout ce qui peut lui donner envie de se pencher sur autre chose que sur cette idée de bosser à deux.

Astuce n°8 : focaliser sur ses qualités

Si aucune de nos astuces ne fonctionne – désolé – reste à encaisser ce douloureux moment, mais du mieux que vous pouvez. Et pour cela, concentrez-vous sur les aspects positifs de cette collaboration. Levez la tête du guidon et voyez plus loin que le temps que vous allez perdre à le regarder aligner ses cases sous Power-Point. Il a forcément des qualités (l’écoute, la vision, la bonne humeur…) sur lesquelles vous pouvez focaliser. Et surtout, rappelez-vous que si tout se passe bien, il aura apprécié ce moment d’échange avec vous. Et ça, c’est tout bon pour votre image. Alors un peu de patience, vous partirez plus tôt demain après-demain.

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