Guide de survie pour covoiturer en période de grève

Qu’on soit pour ou contre, l’essence même des grèves c’est qu’on peut difficilement passer à côté. Mais cette année, on ne vous la fera pas : vous vous êtes or-ga-ni-sé ! Bien joué, plutôt qu’espérer voir votre T.E.R arriver, vous avez pensé covoiturage et on vous félicite. Comme chacun le sait cependant, il y a les bons et les moins bons covoiturages et covoitureurs, et même pour une journée dans l’année, une petite stratégie s’impose. Quelques points à vérifier pour traverser ses journées de grève en covoiturant sans difficultés.

 Source gif : Center for Story-based Strategy

 

1 – Choisir un collègue-covoitureur qui ne vous demandera pas en contrepartie l’allégeance éternelle.

 

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Vous voyez le genre ? Ce collègue qui vous en veut encore parce qu’il y a cinq ans il vous avait aidé à brancher le vidéoprojecteur et que vous l’aviez « à peine » remercié ? Ou ce requin né qui ne rend service que pour vous rendre redevable et vous retirer le dossier de la bouche à la première occasion… Bref, réfléchissez, sans tomber dans la parano, il est toujours de bon ton de réfléchir (deux ou trois heures) avant de prendre n’importe quelle décision qui concerne vos collègues de travail.

À l’inverse, ne soyez pas stupide non plus, mieux vaut monter à bord du carrosse de Didier-le-relou et passer un moment très moyen sur l’échelle de la joie, qu’arriver trois heures en retard au boulot parce que vous vous êtes entêté à prendre le bus.

 

2 – Covoiturer dans une voiture qui tient la route (ah ah) question confort.

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Parce que, qui dit grève dit… embouteillage ! Vous allez donc mettre beaucoup de temps à arriver au boulot, autant être dans une voiture pas trop déglingo. On retiendra trois critères essentiels :

  • éviter de covoiturer avec un collègue qui a une passion « à poil », on parle d’animaux. Du genre course canine avec trois bergers allemands qui passent tous leurs week-ends dans la voiture pour aller à la compet’ régionale. Ou passionné d’équitation avec douze selles stockées dans le coffre. Question odeur, même si on aime les bêtes, faut quand même supporter.

 

  • Laisser aussi de côté les voitures très très vieilles qui peuvent tomber en rade au milieu du bouchon, vous n’avez pas besoin de ça en plus de la grève. Sans compter que sans chauffage : une heure sur le siège arrière à 8°C le matin, ça pique.

 

  • ET se méfier des autoradios et des playlists. Le live de Céline Dion un jour de grève peut vous amener réellement au bout de votre vie.

 

 

3 – Décaler vos horaires.

 

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À malin, malin et demi : c’est déjà bien de penser à covoiturer, mais sachez que vous ne serez pas le seul. Tant qu’à faire de prendre soin de votre stratégie de trajet, allez au bout : mettez-vous d’accord avec vos covoitureurs (et votre boss accessoirement) pour partir plus tôt ou plus tard, mais en tous les cas PAS au moment où tout le monde prend la route.

 

4 – Être détendu de l’agenda.

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On n’oublie pas que bien covoiturer, c’est covoiturer dans la bonne humeur et la convivialité. Et qu’il y a un ennemi à tout cela : le stress. Si vous avez calé une réunion à 9h, vous risquez d’angoisser tout le monde dans la voiture au moindre ralentissement. Un peu de jugeotte donc : décalez tous les rendez-vous importants ! Votre objectif est d’arriver au boulot avant le surlendemain, ce sera déjà bien. Rien de pire qu’un covoitureur qui stresse tout l’équipage, parce qu’il n’a pas réussi à s’organiser.

 

5 – Ne pas parler de la grève.

 

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AUCUN MOT. Parce que dans la voiture, vous en avez forcément un qui est contre, un autre qui est pour, et un autre qui s’en moque et qui sera profondément saoulé si à 8h du matin il doit écouter le débat pseudo-politique de ses collègues. Vous veillerez donc à lancer des sujets de conversation très très très éloignés de la controverse, comme par exemple ce documentaire sur les autres utilisations du hand-spinner.

 

 

6 – Prendre un auto-stoppeur s’il vous reste une place.

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Votre survie c’est bien, celle des autres aussi. Vous croiserez de nombreuses âmes égarées le long de votre route, soyez gentil de ne pas les ignorer. On n’est pas dans American Nightmare. S’il vous reste une place, tendez votre porte de Clio à votre prochain.

 

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