Faut-il aller au travail quand on est malade ?

Faut-il-aller-au-travail-maladeLa question n’est pas si évidente. On vous passe les blagues pas finaudes sur la gastro. Ou les cas de maladies graves, naturellement. Nous parlerons ici du florilège de petits virus option goutte au nez dont l’hiver nous gratifie chaque année. Pas si méchants en soi, si bien qu’on a tôt fait de s’équiper de paquets de kleenex et de courage pour affronter tant bien que mal les dossiers au boulot. Le réflexe de base : penser que Boss préférera toujours notre mine pâlotte à un arrêt maladie. Attention : piège(s) !

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Non, vous n’êtes pas aussi efficace que d’habitude

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Ça parait évident mais dans une société qui a un seuil de tolérance envers les faiblesses de chacun à peu près équivalent à zéro, il n’est pas inutile de le rappeler. Vous n’êtes pas superman. D’ailleurs Superman n’est jamais enrhumé à ce qu’on sache. Quand vous bossez avec une sinusite, des nausées ou même simplement une migraine, vous êtes au bas mot à 50% de vos capacités. Concrètement ça veut dire que dans le meilleur des cas, vous bossez lentement (et faites perdre du temps aux autres ou à vous-même), dans le pire : vous faites des erreurs et tirez une tête de trois mètres de long prompte à mettre une ambiance tout à fait sinistre… En résumé, vous êtes là, mais vous ne servez pas à grand-chose : rentrez chez vous.

Vous êtes en train de ruiner votre image

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N’allez surtout pas croire qu’on verra en vous  « l’homme courage » qui, même grippé, est toujours sur le pont. Ce que les autres vont voir est plutôt de l’ordre du dégoût que de l’admiration. C’est un peu dur à lire, mais c’est la vérité : le monde du travail n’est pas si impitoyable que ça, mais il n’est pas avare en jugements. On attribuera votre nez qui coule à un manque d’hygiène, voire à une totale négligence de votre personne qui ne présage rien de bon sur la tenue de vos dossiers. Pire encore : les cernes et autres yeux rouges qui ne donnent pas du tout confiance en votre capacité à tenir les rênes d’un projet. Si vous êtes déjà si fatigué maintenant, qu’en sera-t-il dans six mois ?

Et si vous êtes une femme c’est encore pire

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Macho, macho man. La réalité est moins dansante que la chanson, malheureusement. Un nez rouge sur un bonhomme n’est pas très ragoutant, mais sur une femme, c’est direction l’échafaud. Mesdames, la vie active ne vous épargne pas, et en termes de maladies, c’est la double peine. On ne saurait dire pourquoi mais de l’avis général, une femme qui se mouche attire les appréciations négatives encore plus rapidement que son homologue enrhumé masculin. Certainement parce qu’au XXIème siècle encore, on attend toujours encore plus des femmes une apparence impeccable, là où on tolère plus facilement qu’un homme soit mal fagoté pourvu qu’il ait les compétences qu’on lui demande…

Un patron hypocondriaque ou virussophobe

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Vous croyez bien connaître votre N+1, mais c’est sans compter ses petites faiblesses cachées, parmi lesquelles : les phobies. La peur des microbes ou des maladies n’est pas rare. Et elle n’épargne pas les sphères supérieures de votre hiérarchie. Sur le principe, cela fait sourire, et on se dit, en se rendant au boulot un peu fiévreux, que Big Boss n’aura qu’à prendre sur lui. « Après tout, vous venez quand même au travail pour lui »… Mais ça peut au contraire très mal finir. Une partenaire de l’équipe weepil nous racontait récemment s’être rendue à son entretien d’évaluation fixé de longue date, malgré un gros rhume, vu l’enjeu du rendez-vous… Et avoir récolté les foudres de son supérieur, effrayé à l’idée d’être contaminé. L’entretien a été annulé. La salariée renvoyée chez elle avec en prime une leçon de morale… Et la désagréable impression de repartir amputée de quelques bons points pour sa prochaine évaluation.

Vous envoyez un message peu flatteur sur la place que vous vous accordez…

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En venant malade au boulot, vous contribuez à la diffusion implicite du message que l’entreprise passe avant tout, donc avant vous… Votre santé est précieuse, au moins autant que votre carrière, non ? D’ailleurs, la meilleure façon d’éviter d’être malade à tout bout de champ est de savoir aussi prendre soin de soi. Vous noterez qu’un collègue qui vient enrhumé au travail refait généralement le coup plusieurs fois dans l’hiver. Cercle vicieux : on fait comme si on n’était pas malade, résultat : on ne se soigne jamais vraiment.

S’arrêter quelques jours, c’est marquer le coup – surtout pour vous : vous faire prendre conscience que vous n’êtes pas en forme et vous alerter pour que vous accordiez plus de place à votre santé dans votre quotidien… Même un simple rhume n’est pas anodin…

Conclusion : on ne vous dit pas de coller 3 semaines d’arrêt pour votre prochain aphte, mais deux jours au lit pour une grippe ne seront jamais de trop pour préserver vos performances et votre bien-être au boulot !

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