Fatigue au boulot : comment retrouver le mojo !

bore-out-travailVous n’étiez déjà pas bien vaillant depuis quelques semaines, mais voilà qu’avec le changement d’heure qui s’annonce en prime, vous risquez de finir le mois aussi efficace qu’une chèvre dans un poulailler. Alors, vous avez d’abord mis ça sur le compte du retour des vacances, puis attribué votre tête des mauvais jours à des dossiers ou collègues insupportables… Mais voilà, le temps passe et votre énergie ne refait pas surface. Le problème, c’est que ça commence un peu à se voir, rapport aux trois heures dont vous avez besoin pour envoyer un mail… Et surtout, vous ne vous sentez pas bien et êtes en train de vous enliser sous vos cernes et courbatures. Comment réagir et retrouver la petite flamme de vos débuts d’employé modèle ?

 

Première étape : aux bonnes causes, les bons remèdes

On ne va pas vous sortir tous les conseils basiques pour se remettre en forme. Vous les connaissez déjà. Encore faut-il que vous preniez le problème par le bon bout. À savoir, que vous fassiez le tri entre la fatigue physique et psychologique. Et ça, ce n’est pas compliqué.

test-fatigue-au-bureauSi vous avez répondu « non » à au moins une de ces questions, ne cherchez pas : commencez par là. Remettez-vous sur pied. Alors, on y va gaiement : congés, loisirs, coucher tôt, un peu de sport, repas normaux…

Si une fois que vous avez remis de l’ordre dans votre vie, et votre petit corps, cela ne va pas mieux, vous êtes peut-être effectivement tout clapi dans votre tête.

Deuxième étape : dédramatisez et reprenez des forces

ennui-au-bureauCe n’est pas parce qu’on se rend compte qu’on n’aime plus son boulot (en ce moment), qu’il faut en faire toute une histoire. Certes, c’est un problème sérieux, auquel il faut s’atteler, mais la mauvaise idée c’est de s’en faire un monde au point de tomber dans la déprime. Désacralisez le travail : il n’est pas tout puissant ! Si vous avez la chance qu’en dehors de votre vie pro, tout aille pour le mieux : concentrez-vous là-dessus.

 

  • Gavez-vous de petits plaisirs pour compenser, le temps d’avoir à nouveau suffisamment de force pour régler le problème du travail.
  • Partez à l’heure le soir.
  • Occupez vos pauses du midi avec des activités plus sympas que rester collé au micro-ondes entre Micheline et Jean-Patrick. Et remplissez vos week-ends pour qu’ils ressemblent à une vraie vie perso comblée (laissez un peu de côté les tâches pour vous accorder plus de temps en famille, avec vos amis ou dans des loisirs plus funky que les courses).

Si par contre, rien ne va, même en dehors du travail, on comprend bien que ce ne soit pas la forme olympique : essayez donc de segmenter tous vos problèmes et de les régler (ou simplement les accepter, selon) au fur et à mesure.

=> Dans tous les cas, ne restez pas seul : parlez à des amis, à un coach, à un psy, peu importe, de votre petit coup de mou. Vous verrez qu’une fois le problème énoncé, vous serez sur le bon chemin pour le régler.

Troisième étape : opérer les bons changements au boulot

Si cette petite remise en forme ne suffit pas, là d’accord, venez-en au problème du boulot ! Vous n’êtes pas « fatigué » tout court, mais « fatigué de quelque chose ». Et il s’agit de trouver de quoi ! Rien de pire que le sentiment général de mal-être qui reste flou, et sur lequel on ne peut donc avoir aucune prise.

  1. Faire la différence entre un problème « général » et un problème « particulier ». Bien souvent, on généralise, à tort. Par exemple, une personne qui ne s’entend pas avec son chef, va lister un nombre incalculable de griefs (mauvais salaire, heures sup’, projets inintéressants…), alors qu’en réalité, elle n’a qu’un vrai problème : celui de son N+1. Et c’est à force de laisser traîner cette difficulté qu’elle en vient à extrapoler ses sources de mécontentement, qui, c’est vrai, existent bien, mais ne sont pas si prépondérantes. Faites l’exercice : changez le temps d’une journée de type de missions ou d’environnement de travail, vous vous sentirez peut-être d’un coup beaucoup mieux, alors que dans les faits, ni votre rémunération, ni vos collègues ont changé.
  1. Une fois que vous avez identifié votre problème « particulier » : réglez-le ! Pourquoi, dans la vie de tous les jours, arrivons-nous à trouver des solutions pour tout, alors que dans le boulot, nous restons bloqués des mois sur une contrariété ? Parce que nous n’osons pas : dire, proposer, changer. Il est coutume de conseiller à tout un chacun de se faire le plus discret possible dans une entreprise, et de prendre sur soi quand ça ne va pas… C’est effectivement ce qu’il faut faire pour le bien de sa carrière et de l’entreprise : mais PAS quand ça finit par complètement vous ronger. Il y a une différence entre se taire parce que le café de la machine est augmenté de 5 centimes. Et se taire alors qu’on est en train de moisir dans un boulot qui ne nous convient pas !

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  • Vous avez un problème relationnel avec quelqu’un : parlez-lui en.
  • Vous avez un problème avec votre boulot, qui ne vous intéresse plus : abordez ce point avec votre patron.
  • Vous avez un problème de salaire : demandez une augmentation.
  • Vous faites trop d’heures sup’ : demandez-vous si vous ne donnez pas un peu dans le présentéisme et si c’est le cas, flagellez-vous puis partez à l’heure, ou assumez enfin vis-à-vis de vos collègues de ne pas faire comme eux !

Et si après avoir affronté votre difficulté en face, le problème n’est pas réglé, tant pis : au moins vous aurez agi, et vous verrez, vous irez beaucoup mieux. Quant à la croyance que vous allez vous mettre à dos votre boss ou vos collègues en « parlant » : détrompez-vous. C’est bien pire de ne rien dire et de les laisser émettre des suppositions (rarement flatteuses) sur votre état et vos performances peu glorieuses du moment. Et quand bien même, s’ils réagissent effectivement mal, et qu’on vous reproche d’avoir eu le courage de dire que ça n’allait pas : au diable les gens toxiques ! Passée la tempête, vous n’en sortirez que mieux dans vos baskets !

À vous ensuite d’être patient ou philosophe, ou bien de larguer les amarres. Tout ce qui compte, c’est de rester positif et responsable. Tous les problèmes se règlent d’une façon ou d’une autre, à condition de garder le sourire, sa lucidité et l’envie d’avancer !

  1. Injectez de la nouveauté dans votre routine. Après avoir réglé ce problème qui vous spoliait toute votre vitamine C, il faut repartir du bon pied. Et pour cela, rien de tel qu’un petit vent de nouveauté. Proposez à votre chef de vous lancer dans un nouveau projet : de la mission la plus complexe (trouver une nouvelle niche de client, développer un nouvel outil…) à la plus légère (re-décorer la salle de pause, préparer une carte de vœux pour la nouvelle année, organiser un évènement interne…). Un peu de fraîcheur dans votre todo-list : votre cerveau va adorer.

Crédits image : Photl, Freeimages

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