Dis-moi quand tu pars en vacances, je te dirai qui tu es…

vacances-salariesTous les ans, on se/vous pose la même question : tu pars quand ? Alors, que finalement, d’année en année à quelques jours près, vous avez votre période de prédilection, toujours la même. Deux ou trois semaines pendant lesquelles vous ne vous voyez pas ailleurs qu’au camping de Palavas ou à vélo sur l’Ile de Ré. Vous avez bien dû une ou deux fois faire un effort pour décaler « vos » dates et le cœur n’y était pas : comme une impression de fêter Noël un 23 ou un 26. Vous avez donc vos petites habitudes, qui selon nos psychologues de comptoir maison, ne doivent rien au hasard. Allongez-vous, on vous dit tout.

Ceux qui partent en juin

vacancier-juinOn n’a pas trouvé le nom officiel, comme on a les juilletistes ou les aoûtiens. On a coutume de dire que ce sont les jeunes qui investissent massivement la période, sous le seul prétexte qu’ils n’ont pas d’enfants ou encore que c’est moins cher. Pas totalement faux, mais réducteur. Combien de salariés n’ont plus d’enfants dans les pattes, mais continuent à s’engluer dans les embouteillages du 15 août ?

Les travailleurs qui partent au mois de juin sont du genre épicurien. L’été à peine entamé, ils veulent déjà en profiter. Puis, à leur retour, tirer également pleinement parti de deux bons mois plus cool à la boîte, soleil et barbecue du soir en prime. Leurs vacances sont en général programmées depuis des mois et leur circuit parfaitement maîtrisé : ils bossent sur leurs congés avec autant – voire plus – d’implication que sur leurs projets au boulot.

  • Côté plouf : pas top le coup du salarié dans les starting-blocks pour partir en congés. Vous donnez l’impression d’aimer plus les vacances que le travail, ce qui cependant relève d’une bonne santé mentale.
  • Côté sun : un sens des priorités qu’on envie et un côté « vacances pas comme tout le monde » qui peut vous conférer une certaine art credibility (ce type est cool).
Les juilletistes

Les juilletistesIls ne pourraient pas tenir jusqu’au mois d’août, mais n’assumeraient pas de planter leur boîte en plein de mois de juin « alors qu’il y a encore tellement de boulot ». Le juilletiste fait d’ailleurs en général partie de ces gens qui prennent un air embarrassé avant de partir («je suis désolé de vous laisser avec ce projet tout pourri ») sans en penser une miette. C’est aussi lui qui appelle pendant ses vacances pour vérifier que tout va bien, surestimant parfois légèrement ses responsabilités. En résumé, sa position est floue : il dit attendre les vacances toute l’année mais semble s’y ennuyer quand il y est. Il dit qu’il rêve de soleil mais part à une période plus qu’incertaine niveau météo. Le juilletiste n’est pas clair, on vous le dit, méfiez-vous si vous en connaissez.

  • Côté plouf : Vous n’avez ni le côté rebelle du congé payé de juin, ni la chaleur Ibiza d’août. Vous êtes tiedasse, quoi.
  • Côté sun : vos vacances passent inaperçues. Pas de problème pour les poser, pas de problème pour en revenir et vous allez pouvoir remplacer vos petits collègues aoûtiens en prime, ce qui arrange bien tout le monde.

Les aoûtiens

aoutiensCe sont soit des boss (paie tes +50% de réservation), soit de grands enfants (« tant pis si c’est plus cher, c’est tellement mieux »). Parce que le mois d’août c’est LE mois d’été. Le plus chaud, le plus festif et celui qui précède juste le retour dans l’enfer de septembre. Alors ceux qui partent en août veulent le meilleur. On notera aussi un côté  « gros bosseur » : les aoûtiens sont rassurés de partir au moment où finalement la France tourne au ralenti, plutôt que faire faux bond à leur boîte à un potentiel moment stratégique.

  • Côté plouf : comptez sur vos collègues pour déblatérer sur vous et le fait que vous devez être sacrément blindé pour vous offrir cette période-là.
  • Côté sun : ils ont raison.
Les mi-juilletistes – mi aoûtiens

mi-juillet-mi-aoutPardon, mais ça nous fait un peu penser à ces gens à qui on présente un gâteau et qui se jettent sur la plus grosse part. Ces gens-là veulent tout ! La discrétion d’un départ en juillet, le prestige de vacances en août, un retour à la cool avant le rush de septembre. Le parasol, la crème et le sourire du plagiste donc. Bon, ils sont un paquet du coup à choisir « ce bon plan » et donc à passer chaque année au JT de Jean-Pierre parce qu’ils mettent 8h à traverser Bordeaux.

  • Côté plouf : on a l’impression que vous partez deux mois alors que vous êtes parti deux semaines. Du coup, on vous critique lorsque vous posez une RTT à la rentrée (« encore ! »).
  • Côté sun : vu le nombre que vous êtes à caler ces dates, vous avez de fortes chances de croiser des collègues ou des voisins en vacances au même endroit. Chouette !
Ceux qui partent en septembre

vacancier-septembreL’idée reçue veut que ce soit les séniors qui partent à cette période. Les retraités peut-être, mais dans les entreprises, les anciens n’investissent pas plus ce mois-là qu’un autre. Nous on vous le dit : en septembre, c’est les workaholic. Les ambitieux. Les jeunes foufous prêts à tout pour réussir. Les vacances ? Ils verront ça plus tard, là ils ont trop de taf ! Alors ils traversent l’été, éreintés, remplaçant successivement Martine, Pierre, Paul et Mireille. Au four, au moulin et même au standard, pendant que le thermomètre est au plus haut. Et puis, ils finissent par partir aussi, presque contraints, parce qu’on leur demande de poser leurs congés. Bravo à eux : heureusement qu’il y en a qui bossent pendant que toute la France fait des sudoku sur des serviettes Décathlon, non ?

  • Côté plouf : ne vous étonnez pas d’avoir des ennemis.
  • Côté sun : le boss, lui, vous apprécie beaucoup.
Ceux qui ne prennent pas de vacances. Du tout.

ce-qui-ne-partent-pas-en-vacancesEn général les boss. C’est dur mais nuançons quand même. Il y a ceux qui ne partent pas parce que vraiment la boite est en pleine saison et qu’ils ne peuvent pas s’absenter. Et ceux qui restent là par plaisir, parce qu’au fond, sortis du bureau, ils s’ennuient. Ne vous méprenez pas : sous ses airs de bourreau de travail, votre patron cache peut-être simplement une triste vie privée. Ou c’est un mégalo égoïste qui ne supporte pas ses enfants, au choix.

  • Côté plouf : la tête dans le guidon dès septembre, devinez quoi ? C’est pour vous et c’est cadeau !
  • Côté sun : … euh… Ah si : vous avez enfin eu le temps de faire le point sur les abonnements magazines de l’entreprise. Cool.

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