Covoiturage domicile-travail : 5 idées reçues à laisser sur le bord de la route

En direct, des bureaux weepil. Débat animé entre les 3 co-fondateurs de weepil.fr et leurs invités de la journée. Peut-on vraiment éradiquer les idées reçues qui freinent les salariés à covoiturer tous les jours ? Jean-Yves dit que oui. Un client de passage a l’air d’accord. Le web développeur hausse les épaules. Philippe est en train de jouer avec Google Earth, et n’a pas le temps de se prononcer. Michel attaque la démonstration.

galere-image1Idée reçue N°1 : s’organiser pour covoiturer tous les jours, c’est forcément une galère.

Bon là, forcément, la réponse est facile. Elle tient dans la raison d’être de weepil.fr. Dans l’absolu, oui, planifier les tours de covoiturage, mettre tout le monde d’accord, vérifier que la répartition soit équitable : tout cela peut relever du casse-tête chinois. Surtout quand un des covoitureurs n’est là qu’un jour sur deux, un autre part en congés dans quinze jours, et le dernier veut bien conduire… dans trois mois, quand il aura son permis. MAIS avec weepil.fr, le problème est résolu. Une inscription gratuite sur le site, et vous pouvez immédiatement créer votre groupe de covoiturage et renseigner les contraintes des uns et des autres. weepil se chargera de vous proposer un planning, et fera les comptes des tours de conduite à votre place. Le tout mis à jour en toute flexibilité au fil des semaines. Plus simple on ne peut pas.

montre-image2Idée reçue N°2 : covoiturer c’est subir les retards des autres.

Remarquez que le problème inverse existe aussi. La parfaite ponctualité des autres peut être tout aussi agaçante, question de point de vue. Figurez-vous cependant qu’il y a une énorme différence entre arriver en retard au boulot et arriver en retard au point de rendez-vous du covoiturage. Et qu’on le veuille ou non, la seconde situation est bien plus traumatisante pour les retardataires compulsifs. Dans le premier cas, on risque bien souvent au pire de croiser le regard désapprobateur de son chef et de devoir trouver une excuse comme « je ne mange que des protéines végétales le matin, et là, j’en avais plus, j’ai dû attendre que le magasin bio ouvre ». Dans le second, on se retrouve face à deux ou trois paires d’yeux pas loin de vous haïr autant que le type garé en double-file devant la presse et qui crée tous les jours un embouteillage sur LE boulevard qui comporte déjà cinq feux tricolores. Autant vous direobligeparlerimage3 qu’ils n’ont que faire de vos excuses, que par ailleurs vous n’avez pas eu le temps d’inventer. Faut l’assumer cette charge de culpabilité hein ? De là, on vous le garantit : les envies de récidive se font rares. En résumé, nos différentes expériences de covoiturage démontrent qu’un retardataire solo ne reproduit pas forcément son TOC quand il covoiture. Question de contexte et de vie ou de mort. Ca dissuade des abus.

Idée reçue N°3 : Covoiturer avec ses collègues… C’est être obligé de leur parler. Et de quoi ?

On n’a qu’une chose à vous dire : obligé, obligé, n’exagérez pas… Naturellement, les autres covoitureurs exigeront au minimum un bonjour-merci-au revoir, et avec le sourire s’il vous plaît. Mais on s’imagine toujours que les gens attendent tout un tas de choses de nous, et notamment des conversations intéressantes. Oui d’accord en soirée. Mais là, vous êtes en voiture et il est 7h30 DU MATIN ! Dites-vous bien que les autres sont probablement aussi peu réveillés que vous le matin, et aussi fatigués que vous le soir, et ne vous en voudront certainement pas si vous n’avez pas le verbe d’un animateur de vente flash en supermarché (ils vous en seront reconnaissants au contraire). Si l’on peut partager notre propre expérience du covoiturage (nous covoiturons tous les jours de Nantes à Rennes), il y a des jours où les discussions vont bon train, et d’autres où l’on entend le sapin vert voler. En fait, les choses se font naturellement. Et quand l’un de nous veut simplement se reposer, on le laisse évidemment dans les bras de Morphée !

Idée reçue N°4 : S’il y a un « intrus » dans le groupe, on est bon pour se le taper toute l’année !

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Absolument faux. Vous n’êtes pas au travail. Déjà a priori, vous choisissez avec qui vous covoiturez (et donc avec qui vous ne covoiturez pas). Ensuite, si un covoitureur devient insupportable, imposant par exemple son odeur de lardon discount ou ses fredonnages intempestifs de Mariah Carey, réagissez. Deux options. Soit c’est un collègue lambda : dites lui gentiment de débrancher deux secondes (et d’ouvrir la fenêtre) sous peine de quoi vous préféreriez qu’il covoiture sans vous.vieprivee-image5 Soit c’est un collègue à HPN (Haut Potentiel Nuisible) du fait de sa situation hiérarchique ou de ses connexions dans l’entreprise, et dans ce cas : trouvez une excuse bien lâche comme une allergie au lard et à Mariah carey ou un changement subit d’horaires… Dans tous les cas, sachez qu’un membre covoitureur s’ajoute ou se retire très facilement de votre groupe sur weepil.fr et que l’organisation commune – votre planning et les comptes de tours de conduite – s’ajuste sans problème à ce type de changements.

Idée reçue N°5 : C’est dangereux de mélanger boulot et vie privée.

Parce que votre vie à vous dans votre voiture, elle est si passionnante et si privée que ça ? Pardonnez-nous mais à moins que vous ne cachiez un ragondin taxidermisé dans votre coffre ou que vous n’écoutiez secrètement ce vieil album des O-Zone en mangeant des pois chiches crus… On ne voit pas. Bien sûr, on comprend l’idée : le boulot c’est parfois prenant, et poser des limites avec la sphère personnelle peut être salvateur. Mais là, on parle de trajets. De trajets pour aller au boulot. Et a priori, votre paire de pantoufles ridicules ou cette photo de famille où vous avez du chocolat entre les dents ne trainent pas dans votre voiture. Et personne ne vous oblige à raconter à vos collègues que vous dormez encore avec la lumière. Détendez-vous : entrer dans votre voiture n’est pas entrer dans votre maison (et on va rarement en camping-car au travail).

Crédits photos : Freepik

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