Comment limiter la casse à la galette des rois de votre entreprise ?

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Vous l’entendez déjà… La blague annuelle de Jean-Alain qui va demander à la cantonade qui passe sous la table. Et ce moment ridicule où par malchance, vous devrez coiffer la couronne en carton fraîchement imprimée de tâches de graisse. Puis, la détresse, quand Martine va insister, façon Convoyeur de l’Extrême verbal, pour que vous choisissiez un roi ou une reine… L’assemblée retenant son souffle comme si vous alliez donner le résultat de la future primaire socialiste. La galette des rois est de retour : nos conseils pour éviter l’indigestion corporate.

Crédit photo : AUFFRET LILIANE, imagine.ac-montpellier.fr

 
  1. Anticipez.
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Crédit photo : Photoxpress

N’allez pas vous pointer innocemment dans la salle de réunion, sans avoir au préalable déjoué les pièges qui se terrent derrière les arômes de synthèse de frangipane. (Oui, parce que, ne rêvez pas, on va vous refiler de la came industrielle. Pour les galettes artisanales, vous compterez sur votre week-end et vos propres deniers). Voici les principaux.

 
 
  • Vous êtes le plus jeune de la boîte. Et probablement le moins payé. Vous n’allez pas en plus vous mettre à genoux et endosser le rôle du distributeur de parts, en révélant du même coup à tous vos collègues que vous ne connaissez pas les prénoms de la moitié de l’open space. Une seule solution : arrivez très en retard, une fois que tout le monde est déjà en train de se bâfrer de crème aux amandes.
  • Jeûnez. Car on prendrait très mal que vous n’avaliez pas comme il se doit votre part à 500 calories. Or il y a de grandes chances pour que le CE ait collé ce grand moment gastronomique à 10H du matin ou à 16H de l’après-midi, soit deux heures en moyenne après la fin de votre dernier repas. Faites de la place dans votre estomac et si possible dans votre esprit (pour rire notamment comme chaque année à la blague précitée de Jean-Alain).
  • La journée de la jupe attendra. Sinon, vous risquez fort de mettre en émoi le radar toutes antennes dehors de Didier le Pervers. Et alors là, plus jeune de la boîte ou pas, soyez sûre que ce gros lourdaud va révéler tout son potentiel pour vous obliger à tirer les rois – sous la table, vous aurez compris. Vous mettrez des jupes en février.
  • Laissez tomber la ponctualité. Si vous êtes dans les starting blocks pour prendre dès 15h59 le chemin de la Galette Party, ne vous étonnez pas qu’on pense une nouvelle fois que vous occupez un emploi fictif. Vous pensez être poli, ils penseront que vous n’en fichez pas une. Les moments de pause en entreprise sont surtout là pour mettre en lumière le classement annuel de ceux qui bossent le plus : arrivez trois quarts d’heure après le lancement des festivités et prenez soin de manger rapidos, un dossier sous le bras, avant de repartir haletant vers vos activités de ministre.
 
  1. Faites pas votre malin avec la couronne.
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Crédit photo : Stockvault

Il y en toujours un pour se coller la couronne sur la tête alors que personne n’a encore trouvé la fève, ni même commencé à manger. Et bien, on espère vivement que ce ne soit pas vous. Vous croyez vraiment mettre l’ambiance grâce à votre crâne jonché d’un diadème en papier ? Par pitié, gardez votre âme de G.O pour le mariage de votre belle-sœur. N’oubliez pas que le seul endroit au boulot où il soit utile de se faire remarquer est dans le bureau de votre boss, en tête à tête. Tous les autres lieux et contextes sont à proscrire. Parce que vous mettez mal à l’aise tous ceux qui se sentent obligés de sourire à votre coiffe, pensant intérieurement qu’effectivement vous êtes le roi, mais peut-être pas de ce que vous espérez. Si toutefois vous persistez, souvenez-vous que celui porte la couronne est censé repayer une galette.

 

 
  1. Comment ne pas avoir la fève.
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Crédit photo : Freepik

Le feu des projecteurs très peu pour vous. La prochaine tournée de frangipane offerte par bibi, idem. Il vous faut donc absolument éviter la petite figurine d’autant qu’elles peuvent parfois s’y mettre à deux par galette pour vous tomber dessus. Trois stratégies.

 

 
 
  • Les mains dans le cambouis. Prenez soin de vous laver les mains par compassion pour vos collègues. Puis palpez une à une les galettes avant le début des festivités. Pour les brioches, vous pouvez faire des petits trous en dessous pour vérifier la présence suspectée de la fève. Pour les frangipanes, vous pouvez soulever le feuilletage. Marquez ensuite les emplacements sur chaque galette à coups de fruits confits. Bon, c’est vrai que vous risquez fort de tout massacrer. Vous pouvez toujours faire semblant de les avoir fait tomber en voulant aider à la mise en place. Ou mieux : accuser le stagiaire.
  • L’appel urgent. Vous êtes en train d’engloutir votre part, quand soudain, vous sentez que vous êtes bon pour faire un tour chez le dentiste. Oui, la fève est dans votre bouche. Faites preuve de sang-froid : ne révélez surtout pas votre butin. Sortez rapidement de la pièce prétextant un coup de fil urgent, et dépêchez-vous de planquer l’objet du délit. Et si vraiment vous n’avez aucun scrupule, ni gastro, vous pouvez, en passant, refourrer la fève dans une autre galette.
  • Le trauma. Inventez un souvenir d’enfance affreux sur le thème de la galette des rois. Par exemple, votre ami de CP devenu borgne en voulant cacher une fève dans son œil. Racontez-le à vos collègues avec moult émotions, en prenant soin de préciser que « … depuis, à chaque fois que je tombe sur une fève, je revis cette douleur blablabla ». Et si vous avez la fève, jouez l’acte final : « désolé, je ne peux pas, tiens, Paulo, je te la donne ».

 

Bonne dégustation. Et n’oubliez pas que le pack de jus d’orange qui trône sur la table est ouvert depuis la soirée de Noël. À bon entendeur…

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