Comment faire pour que sa politique RSE ne soit pas perçue comme un simple coup de com’ ?

RSE-et-communicationSelon de récentes études*, 52% des salariés estiment que la politique RSE de leur entreprise n’est qu’un simple outil de communication pour l’image de la boîte… Et la moitié d’entre eux avouent par ailleurs ne pas y comprendre grand-chose. Ce constat certes décourageant a au moins le mérite de fournir une des explications aux difficultés de progression de la RSE en France. Il est donc essentiel de s’atteler au chantier désormais prioritaire : au-delà de se fixer une ligne de conduite responsable, les entreprises doivent s’efforcer d’être claires et pragmatiques auprès des publics censés porter au quotidien ces progrès ! Quelques pistes de réflexion…

1 – Faire participer, plutôt qu’informer…

rendre-concrète-politique-RSESource : www.youtube.com

Autrement dit, faire rentrer la politique RSE dans le quotidien des salariés. On entend souvent que c’est compliqué, que cela demande beaucoup de temps. En réalité, nul besoin d’attendre que tous les collaborateurs deviennent des experts RSE : il « suffit » de leur faire prendre conscience que dans leurs tâches de tous les jours, ils doivent y songer.

Exemple : vous avez investi dans un mur végétalisé et dans des panneaux solaires. Un compteur à l’entrée de votre entreprise annonce quotidiennement de combien vous réduisez votre empreinte énergétique. Bonne idée !… Qu’il reste maintenant à exploiter. Ne laissez pas cette action devenir un simple argument de communication. Montrez au contraire à quel point elle vient servir toute votre stratégie d’entreprise : en demandant par exemple à votre équipe commerciale d’intégrer ces informations à leur discours de vente. Et s’ils lèvent les yeux au ciel (vous avez vu, on les connaît bien, hein ?), dégotez-leur des chiffres clés prouvant l’attractivité des entreprises vertes sur leur marché…

L’erreur principale consiste à attendre que les salariés s’approprient d’eux-mêmes les actions qui sont menées. En leur donnant l’impulsion, la Direction montre à la fois sa propre implication, l’aspect stratégique de la politique RSE, et donne les clés pour savoir en parler.

2 – Montrer l’exemple

diversité-en-entreprise-RSESource gif : wifflegif.com

Bien entendu, si vous vous affichez partout en tant que « green business », mais que tout le codir’ roule en Hummer, ne vous étonnez pas d’être peu crédible.

De la même façon, il y a souvent une tonalité majoritaire dans la politique RSE menée (vous pousserez davantage la question sociale, ou environnementale…), mais n’oubliez pas que du point de vue du quidam, cela reste un tout. Une entreprise à 2000% dans le développement durable qui mène une politique RH et managériale catastrophique se tire évidemment une balle dans le pied.

Si vous vous engagez dans la RSE, soyez exemplaire : personne ne vous demande de sauver le monde, mais au moins d’être cohérent avec vos engagements. Si vous parlez à tort et à travers de diversité et que tous vos salariés semblent sortir du même moule (beaux, jeunes et en parfaite santé, avec si possible uniquement des hommes au Codir’), les critiques ne se feront pas attendre…

3 – Des réunions, bof : du concret, oui !

politique-RSE-efficaceSource gif :hulu.tv

Évitez les grandes messes déversant sur les salariés des tonnes de chiffres soporifiques. Et préférez des actions concrètes. Créez des groupes au sein de vos collaborateurs, et demandez à chacun de relever un challenge dans l’année. Même si les actions réalisées restent anecdotiques par rapport à tout votre chantier RSE, les salariés intègreront davantage le message en « faisant ». Ces expériences collectives ont par ailleurs de fortes chances de rester des souvenirs positifs, à même de faire prendre conscience que la RSE peut être une véritable source de satisfactions. Quelques exemples : faire participer un groupe au nettoyage d’une plage, d’un parc, d’une forêt, demander à un autre de parrainer des jeunes gens en cours d’insertion professionnelle, organiser une action caritative à l’initiative d’un autre groupe, charger quelques collaborateurs de créer eux-mêmes une campagne de communication interne pour rappeler les bons gestes du quotidien…

N’hésitez pas non plus à faire former vos managers aux enjeux RSE. À défaut de financer des formations pour tous les collaborateurs, assurez-vous au moins que vos cadres soient à même de bien porter le message !

4 – Ne partez pas du principe que les enjeux RSE sont une évidence pour tout le monde

inondation-rechauffement-climatiqueSource : demotivateur.fr

On a l’impression que le « green » et le développement durable sont partout, et que donc, tout le monde se sent concerné. Attention aux idées reçues. Il y a une différence entre s’alarmer ponctuellement à cause d’une catastrophe naturelle ET vraiment se sentir concerné par l’avenir de notre planète ! N’hésitez pas à informer vos publics, même si vous avez le sentiment qu’ils « savent déjà ». Dans vos journaux internes par exemple, plutôt que simplement lister vos propres actions, allez aussi sur des sujets de fond (relais d’études sur la discrimination au travail en France, photos chocs des problèmes écologiques etc.) pour alerter vos collaborateurs sur l’importance de ses sujets.

5 – Équipez-vous !

outil-RSESource : giphy.com

Naturellement, la RSE est souvent une affaire de bon sens et le premier outil de sa réussite est l’état d’esprit de l’entreprise qui la porte. Mais ne soyez pas naïfs pour autant : le changement entraîne souvent des résistances, passé l’enthousiasme de la nouveauté. Chez weepil.fr, nous constatons régulièrement que les tentatives de covoiturage généralisé avortent parfois dans les entreprises, parce que l’effort demandé paraît trop important aux salariés…

Et qu’elles n’ont pas (encore 🙂 ) d’outils pour y remédier ! Pour LA journée du covoiturage, tout le monde s’y met, mais au bout de quelques semaines, les emplois du temps complexes des uns et des autres, et les contraintes de chacun viennent à bout des bonnes volontés.

C’est ce qui nous a amenés à développer un outil de covoiturage, weepil.fr  que nous qualifions de « durable », parce qu’en facilitant la vie des salariés, il aide à dépasser les freins du quotidien, et à inscrire le covoiturage domicile-travail dans la durée. Accompagnés dans leur organisation (grâce, entre autres, à un planning de covoiturage et à un compteur de tours de conduite permettant de s’y retrouver au fil des semaines), les covoitureurs n’ont plus à se soucier des détails d’organisation, et covoiturer finit par rentrer dans les habitudes. L’entreprise de son côté peut également suivre, grâce au même outil, et de façon très précise, les statistiques de son action, et en vérifier au quotidien l’efficacité.

 

 

 

Envie de suggérer d’autres idées ou de débattre avec nous de la meilleure façon de procéder ? Rendez-vous en commentaire !

 

 

*Source : 2ème Baromètre dédié à la RSE “L’entreprise responsable : ce sont les salariés qui en parlent le mieux” (publié par ekodev, Des Enjeux et des Hommes et Viavoice) – http://e-rse.net/rse-formation-pedagogie-comprehension-engagement-22896/#gs.uaBdp=U

Pas encore de commentaire.

Écrire un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *