Carrière : à chaque saison, sa stratégie !

PrintNous avons tendance à l’oublier mais à la base, nous sommes de petits êtres pensés pour vivre en harmonie avec leur environnement. Et non des robots au-dessus des lois de la nature. Par exemple, si on avait deux sous de logique, on prendrait nos « grandes vacances » en hiver quand les journées sont courtes, que le verglas et les menaces de pneumonies nous invitent gentiment à rester chez nous. Et on bûcherait double en été, quand notre corps est bercé par un climat favorable et que le soleil se couche plus tard pour laisser de la place aux heures sup’. Ça s’appelle le rythme biologique. Qui ne pèse pas lourd aujourd’hui face aux offres de Last Minute et aux envies de bronzette. Il n’empêche que même au bureau, nous vivons bien quatre saisons. Chacune ayant ses avantages et inconvénients, menaces et opportunités. L’erreur classique est de ne pas en tenir compte et de « débouler » l’année, à fond, tout le temps, pour finir épuisé. Soyez stratégique : suivez le calendrier.

 

L’automne : le sprint

automne-au-bureauInutile de vous la décrire : vous voyez très bien à quoi ressemble la pression de la rentrée. Le mois de septembre, lourd, de projets, de directives, de menaces… En gros, c’est un peu comme à l’école : après trois mois d’été considérés comme un glandage amélioré, on attend de vous que vous redoubliez d’énergie pour casser la baraque dès les premières feuilles mortes. Finie la rigolade, on retrousse ses manches et on boucle l’année en beauté. Autant vous dire que ce n’est pas le moment du tout de tomber malade ou de partir un mois en Thaïlande … Vous devez être là, pour l’entreprise, et marcher droit dans les rangs sans oublier de faire en sorte qu’on vous remarque parmi les meilleurs éléments.

Notre conseil : vous pouvez avoir rapporté un million à votre boite en janvier, c’est trop loin, on a oublié. Alors que quelques coups d’éclats en octobre et novembre vont plus sûrement servir votre image au moment où les chefs réfléchissent aux stratégies N+1 et à quelques semaines des entretiens d’évaluation. Misez tout sur l’automne. De toute façon, dites vous bien qu’à part découper des citrouilles, à cette période, il n’y a rien à faire, alors autant bichonner votre carrière.

 

L’hiver : une course fractionnée

hiver-au-bureauL’hiver c’est à la fois un gros sprint, où il faut dans le speed boucler les projets, se montrer et scorer suffisamment parce que l’entretien d’évaluation approche, et une belle période de flottement : parce que Noël éloigne un peu les obsessions carriéristes et donne à votre boss d’autres chats à fouetter (« ah oui, c’est vrai, j’ai une famille ! ») et que le début d’année est en général mou du genou (les dossiers tardent à se mettre en place et les bilans n-1 sont riches en réflexions et donc stand-by).

Notre conseil : en décembre et janvier, soyez présent, sans trop en faire. Faites votre boulot en prenant soin de rendre visibles vos efforts de l’année écoulée. À partir de février, accélérez : c’est là que commence vraiment votre année. Votre entretien d’évaluation est passé, vous savez à quelle sauce vous avez été mangé, c’est le moment de faire peau neuve. Pour cela, il vous faut un nouvel élan : élargissez vos responsabilités, proposez-vous pour participer à de nouveaux projets…

Le printemps : une course de fond

printemps-au-bureauLes jours rallongent et normalement votre motivation avec. Si vous avez bien posé les bases du « nouveau vous » en début d’année, vous n’avez plus qu’à développer ! Vos dossiers ont bien été lancés, à vous de montrer que vous les menez jusqu’au bout (c’est-à-dire avant l’été, parce que si votre projet s’achève en août, personne ne sera là pour vous glorifier !).

Notre conseil : inutile d’en faire trop au printemps ! Les entretiens d’évaluation sont bien trop loin. Il est toujours intéressant de se faire bien voir, mais là, faire des heures sup à gogo revient à gaspiller votre énergie. Tous ces beaux efforts seront oubliés d’ici la fin de l’année. Donc de mars à mai, salarié impliqué oui, mais salarié au bord du burn-out, non.

L’été : la marche (attention quand même, version plus « nordique » que « promenade digestive »).

été-au-bureauIl y a deux erreurs classiques en été. Ne pas en ramer une, sous prétexte que la boîte tourne au ralenti. Et bosser double sous prétexte que le calme ambiant vous donne de l’inspiration. Dans le premier cas, on oublie que le chef ne part pas trois mois en vacances, mais trois semaines, ce qui lui laisse pas mal de temps pour zyeuter vos longues promenades sur Facebook. Il faut aussi se rappeler que dans cette atmosphère plus détendue, les opportunités de discussions informelles avec les N+1 sont légion. D’autant qu’il n’est pas rare que les managers profitent de périodes plus calmes pour prendre du recul sur leurs stratégies d’équipes. C’est donc essentiel d’être là au moment où Duboss vous cherchera pour prendre un café ou échanger avec vous sur un nouveau projet.

Mais, évidemment, redoubler pour autant ses efforts en été est totalement stupide. À part vos TOC, tout le monde se moque que vous soyez enfin venu à bout de cette todolist d’il y a deux ans. Vous pourriez même agacer vos collègues à faire votre rabat-joie alors que les pauses déj se rallongent de quelques quarts d’heure et que les départs le soir se font d’un pas plus pressé. Débranchez. La période n’est pas suffisamment active pour que vos réussites soient suffisamment visibles et donc rentables.

Notre conseil : prenez des vacances, déjà, comme tout le monde. Et suivez le rythme général façon lionne dans la jungle. À savoir, tranquille, posée, mais le regard vif, prêt à bondir si Chef cherche un volontaire pour l’accompagner à une conférence ou une oreille pour partager sa vision du prochain semestre…

Crédit photos par ordre d’apparition : Freepik, Stockvault, Vecteezy, Unsplash.com Ali Inay, Pic Jumbo, Unsplash.com Christian Holzinger

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