Brainstormez moins, brainstormez mieux

Busy BusinessmanChez weepil, vous l’avez compris, on aime bien les gens qui partagent ! Leur voiture certes, mais leurs idées aussi. Et à ce jeu, le brainstorming est roi. Bien que pas si évident que cela à réussir… Car s’il suffisait d’un paper board et d’une salle de réunion pour que cet échange d’idées soit à coup sûr gagnant, ça se saurait ! Et quand c’est raté, reconnaissez-le, c’est à la fois très embarrassant pour celui qui l’anime et voudrait se cacher dans son café… Et pour l’assemblée qui y participe et peut voir ce moment comme un véritable calvaire selon qu’elle s’y ennuie, s’y perd ou s’y sent moquée… Bon, on fait le point !

N’anime pas qui veut

????????????Et là, la lucidité sur ses propres compétences est de mise… Un bon animateur de brainstorming est à la fois organisé, motivé, énergique, et surtout il connait son sujet sur le bout des doigts. Un peu plus de savoir-faire au compteur par conséquent que juste savoir écrire des mots au tableau. Donc, premier conseil : si vous ne vous sentez pas à l’aise, déléguez… Vous aurez peut-être l’impression de « laisser la place qui brille », mais dites-vous bien que votre priorité est, à l’instar des produits ménagers, d’être efficace avant de briller.

Point non négligeable : être énergique c’est bien, être performant c’est mieux. Trop de gens considèrent que le dynamisme fait tout. On ajoute l’intelligence sur la liste, quand même. Parce que là, il s’agit moins de jouer les G.O pour entraîner l’assemblée dans une grande Macarena que de trouver une solution à un problème. Donc énergique oui, sympa oui, mais qui sait où il va : surtout !

Un peu d’organisation

Un brainstorming, ça se prépare. Il faut savoir ce qu’on en attend, et comment on va s’y prendre. Avoir réfléchi à une mini méthodologie. Vous ne pouvez pas balancer votre problème à la mer et laisser l’assistance vous dépatouiller votre affaire (« Les amis, nous avons une heure pour trouver avec quel produit nous allons augmenter nos parts de marché de 30% »)… Découpez votre sujet en questions et thèmes de réflexion intermédiaires, plus accessibles et donc davantage prompts à stimuler la créativité et la participation de votre audience.

Prévoir un échauffement

Mais attention, nous, personnellement, on vous déconseille les méthodes un peu trop californiennes empruntées aux gourous du genre. Du style, faire un tour de table en demandant à chacun de se décrire comme s’il était un animal ou une marque de charcuterie. S’il vous plaît, vous allez traumatiser le stagiaire en plus. Non, l’idée est simplement de mettre tout le monde en jambes. Donc commencez par faire faire des associations d’idées aux participants, autour de thèmes déclinés de votre sujet. Par exemple, si vous cherchez un nom pour un nouveau produit, demandez à chacun de donner les mots qui lui viennent à propos de la fonction de ce produit, de son design, de son look… Un exercice facile pour tout le monde, et permettant d’enclencher les échanges.

Accepter les critiques – contrairement aux idées reçues

ideerecue-image3On a l’habitude de dire que pour qu’un brainstorming fonctionne, il faut que l’ensemble des participants active son capital guimauve pour qu’aucune critique ne vienne censurer les propositions des uns et des autres. Sauf qu’à ce compte là, on se retrouve bien souvent embobiné dans un torrent d’encouragements ostentatoires et de fausses interactions chronophages. « Tu trouves que ce yaourt devrait s’appeler « anti-calcium » ? Tu as raison, on l’écrit au tableau, toutes les idées sont bonnes à prendre ! ». Toutes ? Non. Parce que vous n’avez qu’une heure pour trouver une solution. Le blog ithaquecoaching.com révèle à ce propos qu’en réalité la critique est gage d’efficacité, travaux de recherche à l’appui (Taylor, Berry & Block – Yale University, Does group participation when using brainstorming facilitate or inhibit creative thinking ?). On apprend ainsi « qu’un groupe dans lequel le débat et la discussion sont autorisés génère entre 25 et 40% d’idées en plus ». Mais aussi, que finalement la sacro-sainte règle du « tout positif » n’enraye en rien l’autocensure et la peur du ridicule. Il faut donc un juste milieu… Naturellement, bannir les casseurs d’ambiance ou déconstructeurs chroniques (ceux qui trouvent tout nul ou inapproprié) ainsi que les attaques personnelles… Mais autoriser qu’on ne s’extasie pas non plus à chaque fois que Micheline éructe ses idées avec autant d’hystérie que si elle jouait à Motus. Refaire de la place pour le débat en un mot, en prenant garde de challenger les idées et les propositions plutôt que de critiquer les personnes elles-mêmes.

Crédits photos : Stock Photo, PhotoXpress

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