Arriver en retard au boulot : attention piège !

Ça paraît évident, ????????et pourtant… Dans toutes les boîtes de France et de Navarre, il est là, l’incorrigible retardataire, les yeux endormis, la bouche molle, le geste imprécis de celui qui se demande si on est encore hier ou demain. Lui ne voit pas toujours le mal. On lui a dit qu’il était cadre, il a retenu « horaire variable ». Et peut-on lui en vouloir quand il quitte tous les soirs le bureau à l’heure où Pujadas est déjà couché ? Nous, non. Mais ses boss, oui. Car le problème, c’est que malheureusement, même quand on vous dit qu’il n’y a pas d’heure « fixe » pour arriver au boulot, il y a quand même souvent une règle tacite, un horaire à partir duquel les montres et le karma passent au rouge. Nos conseils pour éviter le jetlag.

La meilleure heure pour arriver… et la ligne rouge à ne pas dépasser !

Sous ses airs d’entreprise décontractée, parée de machines Nespresso et d’employés en baskets, votre boîte a, ne l’oublions pas, des objectifs, une politique RH et des boss qui observent leurs salariés. Donc, redescendez : si on vous dit « arrive à l’heure que tu veux », c’est que – option 1 – c’est vous le boss, – option 2 – on vous attend à 9h00 max. En France, on aime bien les lève-tôt, et cela dit, nombre d’études s’accordent à situer nos plus hauts niveaux de performances dans les premières heures de la journée.

  • Définissez votre heure d’arrivée : observez par conséquent à quelle heure arrivent vos collègues. Visez cinq minutes avant : un bien maigre effort pour vous, mais très porteur en termes d’image – vous serez celui qui arrive avant les autres (même si vous n’avez strictement rien fait de concret de ces cinq minutes, ce n’est pas grave).

  • Décelez aussi la ligne rouge. Un jour où l’autre, vous allez devoir arriver « un chouïa plus tard » : rendez-vous chez le médecin, rentrée scolaire, visite de l’électricien… Or, même si vous anticipez ce retard et prévenez toute la clique de l’open space, n’oubliez pas que chacun a sa façon d’interpréter « retard ». Pour certains, cinq minutes, pour d’autres une heure. Il est donc important de découvrir quelle est dans votre entreprise la ligne à ne pas franchir. Si par exemple, personne ne s’affole de voir des collègues s’installer, essoufflés, à leurs bureaux jusqu’à 9h30, il n’est pas impossible que le malheureux qui saute sur son siège à 9h40 soit, lui, conspué par tout le service. Trouvez la ligne rouge, et si vous percevez le moindre risque de la dépasser, ne présumez pas de la tolérance des autres : sauvez votre image, posez une matinée.

S’auto-accorder un retard : attention au piège !

Bien souvent, quand on accumule les dossiers et les heures supplémentaires, on finit par avoir le sentiment d’en faire vraiment, vraiment, VRAIMENT beaucoup. Et faute d’un petit signe de reconnaissance de la hiérarchie, on commence à s’octroyer de petites ????????compensations. Pauses café à rallonge et petits retards du matin en tête de liste. Attention danger : car si personne n’est là pour voir le soir à quelle heure vous partez, ils sont tous là le matin pour voir à quelle heure vous arrivez ! Une seule solution : arrêtez l’auto-management, et reprenez un rythme normal. Pas si difficile : forcez-vous à partir plus tôt et remettez de l’ordre dans votre journée (un rythme plus soutenu sur une amplitude horaire moins large). Et si ça coince côté charge de travail, parlez-en avec vos supérieurs (venez avec des solutions hein, pas juste vos mouchoirs) : tout vaut mieux que prendre le risque de donner une image de cadre négligé dès les premières heures de la journée…

3 astuces pour les retardataires compulsifs…

Si c’est dans votre nature profonde d’être systématiquement en retard, sachez qu’il va quand même falloir trouver une solution autre que soudoyer le médecin du travail pour une mention « souplesse des horaires requise ».

  • N’inventez pas d’excuse bidon. Votre boss vous sera reconnaissant de lui éviter cette perte de temps, et de votre côté, vous prendrez encore plus conscience de vos retards. Quand on accumule les excuses de type « ma voiture était en panne »/ « ma voisine est tombée sous mes yeux »/ « j’ai découvert que mon grand-père était Francis Lalanne », on finit par y croire soi-même, ou en tous les cas par considérer que si l’excuse est passée, la faute est oubliée. Alors que si vous dites simplement, « désolé, je suis en retard », vous ne mentez à personne, et voyez en face la réalité, étape indispensable pour vous corriger !

  • Autorisez-vous 3 jokers dans l’année. Rien ne sert de viser le zéro erreur, vous n’y arriverez pas. Par contre, le coup des jokers peut vous aider à garder le cap sans vous décourager au premier faux pas, et en même temps à prendre conscience que les retards commencent à s’accumuler…

  • Et évidemment, covoiturageon ne vous le dira jamais assez : covoiturez. Se rendre au travail en groupe oblige à être à l’heure ! Et ça marche très bien, parce que personne n’a envie d’être le lourdaud de service qui fait attendre tout le monde. Imparable.

1 Commentaire
  • Arriver en retard au boulot : attention pi...
    septembre 11, 2014

    […] Ça paraît évident, et pourtant… Dans toutes les boîtes de France et de Navarre, il est là, l’incorrigible retardataire (Si vous venez d'arriver au #travail, ce billet est pour vous.Pourquoi ne faut-il pas être en retard au boulot!  […]

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