8 bouffeurs de temps au boulot… et comment les éviter ?

viedebureau-perte-tempsLes pertes de temps prennent tellement de place aujourd’hui dans la vie de bureau, qu’elles portent un nom : le syndrome de la chronophagie… Sur-sollicités par nos mails et applis en tout genre, nous finissons parfois nos journées de boulot avec le cerveau en bouillie mais, et c’est là le drame, une to do list qui n’a pas bougé d’un iota. Alors, pour la concentration, il y a des techniques (le travail découpé en périodes de vingt minutes, la déconnexion du wifi dès qu’on a besoin d’avancer sur un sujet…). Mais quand ce sont les autres qui s’en mêlent, les collègues, les chefs, les fournisseurs… La tâche devient souvent plus ardue. Comment ne pas se laisser envahir par les dévoreurs de temps ? Assez simplement en fait.

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Suspect n°1 de la chronophagie : le collègue qui t’appelle et te raconte sa vie une plombe

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À l’origine, il avait juste un petit truc à te demander, mais comme il adore parler, une demi-heure après, tu y es toujours.

Comment l’esquiver ? Ne surtout pas lui dire que tu es pressé, il s’en contrefiche. Ne pas être désobligeant non plus, n’oublie pas que ton aura corporate est en jeu. Il n’y a qu’une solution : le « j’te rappelle ». Lâche mais efficace : dites-lui que vous avez un appel urgent sur votre fixe ou votre mobile selon, et raccrochez vite comme si votre vie en dépendait. Important : n’attendez pas trop avant de mettre en œuvre votre stratagème : à peine après avoir décroché le combiné, coupez-lui la parole rapidement. Vous sauverez votre relation en faisant l’effort de retenir l’anecdote qu’il s’apprêtait à vous raconter et en lui demandant la suite lors d’une pause-café.

Suspects n°2 de la chronophagie : les gens qui décalent leurs réunions d’un quart d’heure

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Vous pensez peut-être qu’un quart d’heure ce n’est pas très grave. Et vous vous trompez. Déjà parce que ça risque plutôt de glisser vers la bonne demi-heure de retard. Ensuite parce que ça vous désorganise complètement. Vous pensiez attaquer une réunion à 14h, vous voilà libre à ne rien faire, avec même pas assez de temps pour vous replonger dans un dossier sérieusement (on vous rappelle que votre concentration n’est pas un robot, elle a besoin d’un peu de temps pour s’y remettre).

Comment réagir : dire « non », tout simplement. On n’y pense pas assez, mais c’est tout à fait légal de dire non au travail ! Vous expliquerez que la réunion risque ensuite de finir trop tard et que vous avez d’autres engagements. En le disant fermement, vous avez neuf chances sur dix pour que les organisateurs de la réunion décident de commencer finalement tout de suite. Oppressés par la peur de devoir reprogrammer tout leur barda un autre jour…

Suspects n°3 de la chronophagie : les réunions-déj

Ou comment transformer une réunion qui aurait dû durer dix minutes en échange peu efficace d’une heure (postillons de miettes en prime). La réunion-déj, ça va bien pour les échanges informels, pas pour les vraies réunions. Tout d’abord parce qu’il est difficile de faire toutes ces choses en même temps : manger, parler, noter, penser, digérer. Et parce que vous reprendrez le boulot l’après-midi avec la désagréable impression de ne pas avoir eu de pause (ce qui n’est pas qu’une impression).

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Comment l’esquiver ? En proposant de segmenter le « rendez-vous-dej ». Pour commencer, optez pour des plateaux repas plutôt qu’une virée au resto, où vous ne pourrez pas maîtriser le rythme des plats et du déjeuner dans son ensemble. Et suggérez à vos collègues de prendre un quart d’heure pour manger, avant de se mettre à bosser. Vous éviterez accessoirement de renverser la soupe chinoise sur votre PC, ce qui peut être intéressant.

Suspects n°4 de la chronophagie : les gens qui t’envoient dix mails par jour

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Vous ne changerez pas le monde, ni les mauvaises habitudes de Martine. Mais vous pouvez changer votre façon de gérer toutes ces notifications.

Comment réagir ? Assez facilement, en vous souvenant que rien ne vous oblige à répondre à tous les mails du tac au tac. Donc les mails de Martine vont dans un dossier identifié de votre boîte mail, que vous consultez une fois à 12h00, une fois à 18h00. Bien sûr, elle râlera peut-être, mais s’habituera.

Suspect n°5 de la chronophagie : ta petite voix intérieure qui te pousse à prouver que tu as raison

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Quelle mauvaise conseillère que cette petite voix. Comme on dit, dans la vie, il y a les gens qui cherchent le bonheur et ceux qui cherchent à avoir raison. On s’en fiche d’avoir raison ! Surtout dans le boulot ! Laissez votre égo de côté et avancez !

Comment s’autocontrôler ? Quand une situation au bureau et un conflit d’intérêt piétine, demandez-vous pourquoi vous êtes en train de vous battre ? Est-ce vraiment nécessaire ? Ne serait-il pas plus utile pour votre carrière de lâcher du lest et de passer à autre chose ?

Suspects n°6 de la chronophagie : les gens qui ne prennent pas de décisions mais te demandent d’avancer quand même

Tu vois de qui on parle ? Ces collègues ou boss en réunion qui ne prennent pas position, tergiversent pendant des mois, et te remettent à chaque fois le bébé dans les bras pour se décharger de toute responsabilité sur le total plantage de ce dossier…

Une seule solution : ne pas avancer non plus. Plutôt que te torturer à trouver des solutions, lâche l’affaire et passe à un autre projet. Certes, au final, personne ne sera satisfait, mais tu te seras épargné le burn-out à tenter de faire avancer un dossier qui ne doit pas être si important que ça, pour que tous tes collègues traînent la patte de la sorte…

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Suspect n°7 de la chronophagie : le chef qui corrige tes virgules, tes puces dans le Power-Point, recentre le titre…

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Ça fait déjà une heure que tu es dans son bureau, et en lieu et place d’un échange sur ton projet, tu te retrouves avec un cours sur les masques Power-Point. Insupportable.

Comment réagir ? Faire son mea-culpa. Dire à Chef que tu te rends compte que ton doc est un torchon et que tu préférerais le refaire plutôt que lui faire perdre du temps avec cela. Ensuite, tu n’as plus qu’à t’appliquer comme au CM2 pour que ton doc soit parfait. Certes, c’est également de la perte de temps, mais toujours plus tolérable que celle de voir son boss corriger pendant une heure des alignements de titres…

Suspects n°8 de la chronophagie : les gens qui se plaignent

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Que tu sois Chef et assiste quotidiennement aux complaintes de ton service. Ou que tu sois un simple collaborateur et que tu supportes tous les jours les pleurnicheries de ton collègue… Tu finis par baigner dans une ambiance négative, voire toxique, sans compter les minutes perdues à écouter les dernières mésaventures de ton Calimero de bureau.

Comment l’esquiver ? Toute la subtilité de la stratégie consiste à rester à l’écoute de ton collègue (s’il se plaint, c’est qu’il va mal, et nous te rappelons que l’empathie est le minimum syndical pour rester humain au travail) … Tout en t’évitant les sollicitations trop répétitives. Tu proposeras alors à Calimero de déjeuner avec lui pour en parler « au calme », ou plus simplement de profiter d’une pause-café pour l’aider. Bénéfice double : pour toi, tu te positionnes en allié sans nuire à ton agenda. Pour lui : il comprend que la plainte en elle-même ne sert pas à grand-chose si on ne cherche pas à régler le problème… Plutôt que se plaindre, il partagera le souci qu’il rencontre… dans l’idée non pas de se lamenter, mais d’y trouver une solution !… (Ou alors, il s’en ira trouver une autre oreille à torturer !)

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