7 conseils pour rattraper une (grosse) boulette au boulot !

Vous vignette-boulette-image1vous demandez encore comment vous avez pu la faire celle-là… Oublier un rendez-vous avec un client, rendre en retard de trois semaines un projet faute d’anticipation, envoyer un e-mail incendiaire à la mauvaise personne… Bref, la belle bonne grosse boulette que vous imaginez avec douleur gravée à vie sur votre front. Tout le monde fait des erreurs. La différence se joue entre ceux qui savent gérer et ceux qui restent bloqués. Entre ceux dont la faute se fait oublier au bout de deux jours. Et ceux qui sont encore dessus un mois après. Nos conseils pour faire partie de ceux qui savent avec brio se tromper : parce qu’ils savent surtout rattraper !

  1. Le mal est fait : acceptez-le

C’est trop tard. Rien ne sert de ressasser le pourquoi du comment, « et si seulement vous aviez pensé à »… La boulette est là, il faut l’assumer. Donc premier conseil : décentrez-vous. Passez du puéril « je suis nul, c’est horrible, ma carrière est finie » au rationneljuger-image2 « quel est l’impact pour l’entreprise ? Comment vais-je faire pour rattraper cette erreur ? ». Autrement dit, remettez les choses dans leur contexte adulte : vous n’avez pas fait une bêtise qui va faire de la peine à votre maman, vous avez commis une maladresse dans une entreprise, et manqué au choix de compétences ou de discernement. Pas vraiment la même charge émotionnelle, voyez-vous. Les émotions c’est bien, mais avec modération quand il s’agit d’analyser une situation professionnelle.

 

  1. Jugez de façon impartiale l’impact de votre faute

On est souvent à côté de la plaque quand il est question d’évaluer honnêtement les conséquences de son erreur. Les nonchalants auront tendance à les sous-estimer. Les consciencieux à les exagérer. Essayez par conséquent de vous en tenir aux faits.

  • Sachez situer l’impact de votre boulette : les répercutions sont-elles d’ordre personnel ou professionnel ? Par exemple, imaginons que vous ayez livré un projet en retard, peut-être que contrairement aux apparences, votre client n’en est pas traumatisé, mais que c’est votre patron qui, lui, est très déçu. Dans ce cas, pas la peine de multiplier les sources de stress : naturellement vous vous excuserez auprès du client, mais vous vous concentrerez surtout sur la reconquête de la confiance de votre boss.

  • Puis évaluez cet impact : les conséquences sont-elles désastreuses ou inexistantes ? Toujours en se plaçant du point de vue des protagonistes impactés. Vous pouvez, vous, trouver que c’est une catastrophe, et votre chef passer complètement à côté. N’allez pas vous tirer une balle dans le pied, en insistant pour qu’il se rende compte à quel point vous avez été mauvais. À l’inverse, arriver en retard par exemple à un rendez-vous peut ne pas être très perturbant pour vous alors qu’au contraire cela exaspère vos supérieurs… En résumé, ne préjugez pas de la réaction des autres, et laissez de côté votre égo, mauvais conseiller.

 

  1. Affrontez la réalité, excusez-vous

Traitez le problème sans traîner. Et commencez par alerter ceux qui vont être impactés par votre erreur : vos clients, vos fournisseurs, vos collègues, votre chef. Soyez le premier à parler, n’attendez pas qu’un autre vienne révéler le pot aux roses à votre place : vous passeriez en plus pour un irresponsable. Et surtout, peu importe les détails, le contexte, les explications : vous avez fait une erreur, excusez-vous.

 

  1. Ne vous justifiez pas, résolvez le problème

Que vous, vous ayez votre petite idée sur ce qui a cloché, c’est normal (« ça fait trois jours d’affilée que vous bossez plus que de raison, vous n’êtes pas infaillible »… OU « oui, vous n’avez pas relu ce dossier, mais si Machine faisait son taf on n’en serait pas là »). Mais surtout gardez ces remarques pour vous. Essayer de rattraper une erreur auprès d’un client ou d’un chef en dissertant sur les causes qui l’ont produite est le meilleur moyen d’énerver tout le monde. Passez donc à la vitesse supérieure et concentrez-vous sur les solutions.

 

  1. Sachez clore le dossier

sablier-image3Ne laissez pas s’installer l’impression que vous êtes en train de planter sur la longueur. Trouvez sous 48h comment vous pouvez tout arranger, et surtout : dites-le, une fois que le problème est résolu. Prenez le temps de mettre par écrit ce que vous proposez, et assurez-vous que vos interlocuteurs soient au final satisfaits. Rappelez votre client pour vérifier que pour lui tout est réglé. Repassez voir votre supérieur pour lui préciser que le dossier est clos. Et vous aussi, passez à autre chose !

  1. Acceptez les critiques

zen-image4Naturellement, certains ne manqueront pas de relever votre ENOOOOORME erreur que, eux, personnellement n’auraient jamais commise. Ne rentrez pas dans le jeu, acceptez d’entendre qu’effectivement vous avez failli, et encaissez les piques. Toute réaction d’agacement ou d’auto-défense donnera à vos assaillants plus d’eau à leur moulin qu’ils n’en espéraient. Laisser dire est le meilleur moyen de faire taire.

  1. Anticipez la prochaine boulette

Vous en ferez certainement d’autres, mais mieux vaudrait que ce ne soit pas deux fois la même. Une petite autocritique et l’adoption de nouveaux réflexes (prévoir une marge d’une semaine sur le rendu de votre prochain dossier par exemple) devraient vous mettre à l’abri !

Crédits photos : Stockvault, Photl.com, Freepik, Stock Photo

2 Commentaires
  • gloubie
    avril 3, 2017

    Que vous dire… Juste merci. Conseil suivi à la lettre : excuse, on ne parle pas trop, on agit, résolution du problème, petite négociation avec le client… et on souffle discrètement après

    • weepil
      avril 3, 2017

      Mais de rien et merci pour votre retour ! Ravis que vous vous soyez sorti de votre gloubie-boulga 😉 Bon courage pour la suite !

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